Plantage aan de gracht – Verhalen van mensen en macht
Huis Willet-Holthuysen
- Datas
- 16 de outubro de 2026 – 4 de abril de 2027
- Preço
- 15 €

Willem Gideon Deutz (1697-1757) a possédé plus de cent plantations. Fredrik Berewout (1692-1777) tenait Jagtlust, au Suriname. Derrière les salons de Huis Willet-Holthuysen, le canal cachait un empire sucrier, un compte d’êtres humains, un luxe payé très loin des tapisseries. L’audioguide confié à Dolores Leeuwin, descendante, replace des voix là où les inventaires n’avaient laissé que des mercuriales.
Dans le jardin, le collectif Sites of Memory déploie six drapeaux brodés de poèmes. Les noms viennent des archives des personnes mises en esclavage : ce ne sont plus des étiquettes, mais des vies. La maison, trop belle, trop polie, devient alors un décor à défaire. On passe d’un portrait de négociant à une liste, d’une porcelaine à un prénom rendu.
Amsterdam a longtemps raconté ses grachten comme un triomphe du goût. Ici, le goût a un sol, un climat, des fouets, des livres de comptes. Leeuwin ne parle pas à la place des morts ; elle tient le fil. Les drapeaux, dehors, bougent au vent du jardin comme une correction apportée à la façade. On repart le long du canal en sachant désormais ce que les reflets de l’eau ne montrent pas, et pourquoi une plantation peut encore hanter un salon doré.