Susan Hiller. Bad Dreams
KW Institute for Contemporary Art
- 展期
- 2026年10月17日 – 2027年1月10日
- 价格
- 10 €

« Je travaille avec ce que j’appelle des fantômes : déchets culturels, fragments, choses invisibles pour la plupart, intenses pour quelques-uns. » Susan Hiller, née aux États-Unis en 1940, morte au Royaume-Uni en 2019, a passé cinq décennies à recueillir rêves, transes, ovnis, eaux bénites, papiers peints d’enfants, témoignages de mort imminente. Première enquête d’ampleur dans la ville qui a marqué sa pratique au début des années 2000, le parcours d’Emma Enderby et Liberty Adrien traite l’étrange comme une matière quotidienne.
Channels, 2013, fait entendre des voix de ceux qui ont frôlé la mort. Ailleurs, jouets, curiosités et images trouvées sur internet deviennent des archives psychiques. Hiller fut parmi les premières à traiter le web comme médium, réservoir de désirs et de secrets. Rien de spectaculaire au sens du frisson. Plutôt une anthropologie de ce que l’on n’arrive pas à expliquer, et que l’on raconte quand même.
L’ouverture, la veille, est libre. Ensuite, lundi et mercredi à dimanche, onze heures à dix-neuf heures. Les cartels, en anglais et en allemand, restent précis, sans jargon d’occultisme. On avance d’une rumeur à un objet, d’un rêve collectif à une cuisine d’enfant. La question n’est pas de croire. Elle est de voir comment une société stocke ses peurs.