Rubens, Jordaens, van Dyck. Flämische Meisterzeichnungen
Kupferstichkabinett
- Termine
- 10. Oktober 2026 – 31. Januar 2027
- Preis
- 8 €

Cinquante ans que le Kupferstichkabinett n’avait pas déployé ainsi son fonds flamand. Plus de cent dessins, vingt-huit artistes, un arc de 1570 à 1650 : esquisses rapides, études de figures, compositions prêtes pour la toile, le cuivre ou la tapisserie. Au centre, trois ateliers d’Anvers. Peter Paul Rubens, peintre, collectionneur, humaniste, diplomate, rentre d’Italie en 1609 et impose un style dramatique, coloré. Jacob Jordaens, formé comme lui chez Adam van Noort, devient après sa mort le premier pinceau de la ville. Anton van Dyck, prodige, entre à seize ans dans l’atelier, copie, s’émancipe, puis part en 1632 pour Londres.
Autour d’eux, un réseau : Jan Brueghel l’Ancien, David Teniers le Jeune, Frans Snyders, Adriaen Brouwer, Abraham van Diepenbeeck. On voit le commerce mondial, les guerres de religion, et une ville qui, en pleine crise, devient usine à images. Christien Melzer a choisi des feuilles où le geste se cherche encore : une main corrigée, un amour hésitant, une allégorie qui change d’axe.
Un catalogue paraît. Un dépliant gratuit invite les enfants à dessiner. Samedi et dimanche, le cabinet ouvre un peu plus tard le matin. Devant Bathsheba recevant la lettre de David, on comprend que le chef-d’œuvre a d’abord été une pensée à la pointe, parfois sale, souvent obstinée.